Oui, et c'est la combinaison la plus courante d'un patrimoine bien construit. Les deux enveloppes sont totalement indépendantes et se complètent : le PEA offre la meilleure fiscalité sur les actions européennes après cinq ans, l'assurance-vie apporte la souplesse, l'accès au monde entier et un avantage successoral que le PEA n'a pas.
Le PEA gagne sur la fiscalité des gains. Après cinq ans, seuls les prélèvements sociaux de 18,6 % s'appliquent, contre 30 % au minimum ailleurs. Et les frais y sont généralement plus bas : quelques euros par ordre, sans frais de gestion annuels.
L'assurance-vie gagne sur la souplesse. Aucun plafond de versement, accès aux fonds euros à capital garanti, aux SCPI, aux obligations, aux actions du monde entier — là où le PEA se limite aux titres européens.
L'assurance-vie gagne aussi sur la transmission. 152 500 € par bénéficiaire échappent aux droits de succession pour les versements effectués avant 70 ans. Le PEA, lui, est clôturé au décès et entre dans la succession ordinaire.
Elle tient en une phrase : le PEA pour la poche actions long terme, l'assurance-vie pour la sécurité et la transmission.
Concrètement, un ETF mondial éligible dans le PEA capte la croissance des marchés, avec la meilleure fiscalité possible. Le fonds euros de l'assurance-vie sécurise la part qui ne doit pas bouger, et ses unités de compte complètent avec ce que le PEA ne permet pas — immobilier, obligations, marchés émergents.
Cette répartition n'a rien d'obligatoire, mais elle règle la plupart des situations sans complication inutile.
Les deux le même jour, si possible. Chacune a un compteur fiscal qui court depuis son ouverture — cinq ans pour le PEA, huit pour l'assurance-vie — et ce compteur ne dépend pas des montants versés.
Ouvrir une assurance-vie avec 500 € aujourd'hui, même sans projet, fait courir les huit ans pendant que vous alimentez le PEA. C'est probablement le geste au meilleur rapport effort-bénéfice de toute la gestion de patrimoine.
Si vous devez choisir par où commencer à verser, le PEA d'abord : sa fiscalité est plus avantageuse et son plafond de 150 000 € finit par se remplir.
Sur le PEA, un retrait avant cinq ans entraîne la clôture du plan et l'imposition à 31,4 %. Après cinq ans, retirer est libre et n'entraîne que les prélèvements sociaux sur les gains.
Sur l'assurance-vie, retirer est possible à tout moment sans jamais fermer le contrat. Après huit ans, un abattement de 4 600 € par an sur les gains — 9 200 € pour un couple — efface l'impôt sur le revenu dans la plupart des cas.
En pratique, beaucoup de retraités puisent d'abord dans l'assurance-vie, année après année, dans la limite de l'abattement. C'est ce qui rend la combinaison des deux enveloppes si efficace.
C'est la troisième enveloppe, et elle ne remplace ni l'une ni l'autre. Son intérêt tient à la déduction des versements du revenu imposable, donc il dépend directement de votre tranche marginale d'imposition.
En dessous de 30 % de tranche, l'avantage est faible et l'épargne est bloquée jusqu'à la retraite. Au-dessus, le gain fiscal immédiat devient significatif.
L'ordre raisonnable pour la plupart des gens : PEA, assurance-vie, puis PER seulement si la tranche d'imposition le justifie.
Peut-on cumuler un PEA et une assurance-vie ? Oui, sans aucune restriction. Les deux enveloppes sont indépendantes et se complètent : c'est même la combinaison la plus courante d'un patrimoine bien construit.
Lequel ouvrir en premier ? Les deux le même jour si possible : chacune a un compteur fiscal qui court depuis l'ouverture. Si vous devez choisir où verser, le PEA d'abord pour sa fiscalité.
Quelle répartition entre les deux ? Le PEA pour la poche actions long terme, l'assurance-vie pour la sécurité, l'accès aux marchés hors d'Europe et la transmission.
Quelle enveloppe est la moins taxée ? Le PEA après cinq ans : seuls les prélèvements sociaux de 18,6 % s'appliquent. L'assurance-vie après huit ans offre en revanche un abattement annuel de 4 600 € sur les gains.
L'assurance-vie a-t-elle un plafond ? Non, aucun. Contrairement au PEA plafonné à 150 000 € de versements, l'assurance-vie n'a ni limite de montant ni limite de nombre de contrats.
Faut-il aussi ouvrir un PER ? Seulement si votre tranche marginale d'imposition atteint 30 % ou plus. En dessous, l'avantage fiscal ne compense pas le blocage de l'épargne jusqu'à la retraite.
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