Répartis ton revenu entre besoins, envies et épargne, et vois où tu en es vraiment.
Répartis ton revenu entre besoins, envies et épargne, et vois où tu en es vraiment.
Les besoins sont les dépenses que tu ne peux pas arrêter du jour au lendemain : logement, énergie, courses, transports, crédits, assurances.
La règle répartit le revenu net en trois blocs. La moitié pour les besoins, ce qui ne s'arrête pas du jour au lendemain : loyer ou mensualité, énergie, courses, transports, assurances, crédits en cours. Trois dixièmes pour les envies, c'est-à-dire tout ce qui rend la vie agréable sans être vital. Et un cinquième pour l'épargne.
Son intérêt n'est pas la précision, mais la simplicité. Trois catégories se tiennent dans la tête, là où un budget à quinze lignes est abandonné au bout de six semaines.
La ligne la plus utile de ce simulateur n'est pas l'épargne cible : c'est l'écart entre les 50 % théoriques et tes dépenses contraintes réelles.
Un dépassement signifie que tes charges fixes absorbent une part trop lourde de ton revenu, et qu'aucune discipline sur les petits plaisirs ne compensera. Les leviers se trouvent alors sur les gros postes : le logement, l'assurance, les abonnements, le crédit auto. C'est inconfortable, mais c'est là que se jouent des centaines d'euros par mois.
Une marge, à l'inverse, indique que ton budget peut absorber une épargne supérieure à 20 % sans effort particulier.
La répartition d'origine est américaine et suppose un logement peu coûteux. En France, avec des loyers élevés en zone tendue, un jeune actif dépasse fréquemment les 55 % de dépenses contraintes sans mener une vie dispendieuse.
Les curseurs sont là pour ça. Les trois raccourcis placés sous les curseurs partent de là : 60 % de besoins pour un budget contraint, 50 % pour la version équilibrée, 45 % pour un profil épargnant qui vise un achat immobilier. À toi d'ajuster ensuite la part des envies.
Un point compte plus que la répartition exacte : l'ordre des opérations. Programme le virement d'épargne le jour de la paie, avant les dépenses. Épargner ce qui reste en fin de mois ne fonctionne quasiment jamais.
La destination dépend de l'horizon. La première tranche va à l'épargne de précaution, l'équivalent de trois à six mois de dépenses, à garder disponible sur des livrets réglementés.
Une fois ce matelas constitué, continuer à empiler sur un livret devient contre-productif : le rendement suit à peine l'inflation. L'argent dont tu n'as pas besoin avant cinq ans a sa place dans une enveloppe d'investissement comme le PEA ou l'assurance-vie.
Pour transformer ce pourcentage en objectif concret, le simulateur d'objectif d'épargne indique le versement mensuel nécessaire pour atteindre une somme donnée.
La frontière entre besoin et envie reste discutable : une voiture est indispensable à la campagne, optionnelle en centre-ville. L'important est de trancher une fois et de s'y tenir, pas de trouver la classification parfaite.
La règle suppose aussi un revenu régulier. Avec des revenus variables, raisonne plutôt sur la moyenne des douze derniers mois, en prenant la fourchette basse comme référence.
La règle 50/30/20 fonctionne-t-elle avec un petit revenu ? Les proportions deviennent difficiles à tenir quand le logement absorbe déjà 40 % du revenu. Mieux vaut alors viser 10 % d'épargne et augmenter progressivement, plutôt que d'abandonner la méthode.
Le remboursement d'un crédit va-t-il dans les besoins ou l'épargne ? Les mensualités obligatoires comptent dans les besoins. Seuls les remboursements anticipés volontaires peuvent être considérés comme de l'épargne, puisqu'ils augmentent ton patrimoine net.
Faut-il épargner avant d'avoir remboursé ses crédits ? Oui pour l'épargne de précaution, qui évite de recourir au crédit au premier imprévu. Au-delà, rembourser un crédit à la consommation rapporte plus sûrement que la plupart des placements.
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