Simulateur d'indépendance financière

À quel âge ton capital couvrira tes dépenses, selon la règle des 4 %.

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Indépendance financière

À quel âge ton capital couvrira tes dépenses, selon la règle des 4 %.

ans
4,0 %
4,0 %

Le rendement est exprimé net d'inflation : 4 % réel correspond à environ 6 % nominal.

Capital nécessaire
Durée pour l'atteindre
Âge à l'arrivée
Total versé de ta poche
Apporté par les marchés
Taux d'épargne actuel
Versements Rendement
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D'où vient la règle des 4 %

Elle est issue d'une étude américaine des années 1990, la Trinity Study, qui a testé tous les départs à la retraite possibles sur près d'un siècle de marchés. Conclusion : retirer 4 % de son capital la première année, puis ce montant revalorisé de l'inflation, a permis de tenir trente ans dans la quasi-totalité des scénarios, avec un portefeuille majoritairement en actions.

La conséquence pratique tient en un chiffre : il faut environ vingt-cinq fois ses dépenses annuelles. Pour 2 200 € par mois, cela représente 660 000 €. Le montant surprend, mais il n'a rien d'arbitraire.

Le taux de retrait change tout

Passer de 4 % à 3 % fait bondir le capital nécessaire d'un tiers : on passe de 25 à 33 années de dépenses. À l'inverse, 5 % ramène la cible à vingt fois les dépenses annuelles.

Deux arguments plaident pour la prudence en France. L'étude d'origine portait sur un horizon de trente ans, pensé pour une retraite classique ; un arrêt à quarante-cinq ans suppose de tenir bien plus longtemps. Et elle ne tenait pas compte de la fiscalité française sur les retraits, que notre simulateur de flat tax permet de chiffrer.

Un taux de 3 à 3,5 % constitue une hypothèse plus défendable pour une indépendance précoce.

Le taux d'épargne compte plus que le rendement

C'est le résultat le plus contre-intuitif de cette mécanique. Sur une trajectoire longue, le pourcentage du revenu que tu mets de côté pèse davantage que le rendement de tes placements.

Épargner 10 % de ses revenus mène à l'indépendance en une quarantaine d'années. À 30 %, la durée tombe autour de vingt-cinq ans. À 50 %, sous les dix-sept ans. La raison est double : épargner davantage augmente le capital accumulé et réduit simultanément la cible, puisque tu vis avec moins.

C'est pourquoi le simulateur de budget est le vrai point de départ de cette réflexion, avant même le choix des supports.

Les limites à garder en tête

La simulation suppose un rendement régulier. La réalité est faite de séquences : subir une baisse de 30 % juste après avoir arrêté de travailler est le principal risque de ce projet, celui que les Anglo-Saxons appellent le risque de séquence des rendements.

Elle raisonne aussi en euros constants. Le rendement demandé est net d'inflation : 4 % réel correspond à environ 6 % nominal, ce qui reste une hypothèse haute mais historiquement défendable sur un portefeuille d'ETF actions tenu sur plusieurs décennies.

Enfin, elle ignore les droits à la retraite déjà acquis, qui viendront alléger le besoin de capital après l'âge légal, et les revenus complémentaires éventuels, locatifs notamment.

L'objectif intermédiaire qui compte

Peu de gens s'arrêtent réellement de travailler. Ce que ce calcul produit de plus utile, c'est un jalon intermédiaire : le moment où le capital couvre la moitié des dépenses.

À ce stade, un mi-temps, un changement de métier moins payé ou une année sabbatique deviennent finançables. Cette étape arrive souvent dix ans avant l'indépendance complète, et elle change davantage une vie que le chiffre final.

Questions fréquentes

Combien faut-il pour être indépendant financièrement ? Environ vingt-cinq fois tes dépenses annuelles avec un taux de retrait de 4 %, soit 660 000 € pour 2 200 € de dépenses mensuelles. Un taux prudent de 3 % porte la cible à trente-trois fois.

La règle des 4 % est-elle fiable en France ? Elle donne un ordre de grandeur, pas une garantie. Elle a été calibrée sur trente ans de retraite et sur des marchés américains, sans tenir compte de la fiscalité française sur les retraits.

Faut-il privilégier le rendement ou le taux d'épargne ? Le taux d'épargne, nettement. Il agit sur les deux côtés de l'équation : il augmente le capital accumulé et réduit le montant nécessaire, puisque tes dépenses sont plus faibles.

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