Investir en actions

À retenir
  • Une action est une part d'entreprise : tu gagnes si elle vaut plus cher, et si elle distribue des dividendes.
  • Sur le long terme, les actions rapportent historiquement plus que tout autre placement accessible — au prix d'une volatilité forte.
  • Choisir ses titres un par un fait moins bien qu'un indice pour la grande majorité des investisseurs, professionnels compris.

Ce que tu détiens

Acheter une action, c'est acheter une fraction d'une entreprise. Tu deviens copropriétaire, avec deux sources de gain possibles : la hausse du cours, et le dividende, part du bénéfice que la société décide de distribuer.

Rien n'est garanti. Une entreprise peut supprimer son dividende, perdre la moitié de sa valeur, ou disparaître. C'est la contrepartie exacte du rendement supérieur des actions : tu es rémunéré pour accepter cette incertitude.

Le droit de vote existe aussi, mais il ne pèse rien à l'échelle d'un particulier — inutile d'en faire un critère.

Ce que ça rapporte, et à quel prix

Sur très longue période, un portefeuille d'actions internationales diversifié a délivré de l'ordre de 7 à 8 % par an en moyenne, dividendes réinvestis. C'est nettement au-dessus de l'immobilier, des obligations et de tout ce qui est garanti.

Cette moyenne est trompeuse : elle est faite d'années à +25 % et d'années à -35 %. Sur un horizon de moins de cinq ans, il n'y a aucune garantie de sortir gagnant. Sur vingt ans, aucune période historique d'un indice mondial diversifié ne s'est soldée par une perte.

La conséquence pratique est toujours la même : les actions ne sont pas un placement risqué ou sûr en soi, elles sont un placement dont le risque dépend presque entièrement de la durée pendant laquelle tu peux les laisser tranquilles.

Rendement annuel moyen sur longue période
Actions mondiales7 à 8 %Immobilier locatif net3 à 4 %Obligations d'État3,8 %Livret A1,70 %
Moyennes historiques longues, hors fiscalité. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Le piège de la sélection de titres

Choisir les bonnes entreprises paraît être le cœur du métier. C'est en réalité l'endroit où les particuliers perdent le plus.

Les études répétées de performance montrent qu'une large majorité des fonds gérés activement font moins bien que leur indice de référence sur dix ans, frais compris. Ce sont pourtant des professionnels équipés et informés.

Deux raisons structurelles à cela. Le prix d'une action intègre déjà l'information publique disponible. Et la performance d'un indice tient à une poignée de titres : rater les dix meilleures séances d'une décennie suffit à diviser la performance par deux.

C'est pourquoi les ETF constituent, pour la quasi-totalité des investisseurs particuliers, une meilleure porte d'entrée que la sélection de titres.

Le mythe du dividende

Une action à fort dividende n'est pas une action qui rapporte plus. Le jour du détachement, le cours baisse mécaniquement du montant distribué : tu as déplacé de l'argent d'une poche à l'autre, en déclenchant au passage l'impôt.

Ce qui compte est la performance globale, dividendes réinvestis. Une société qui garde ses bénéfices pour financer sa croissance n'est pas moins généreuse qu'une autre qui les distribue.

Dans un PEA, les dividendes réinvestis échappent à toute imposition tant qu'il n'y a pas de retrait — un argument de plus pour préférer cette enveloppe au compte-titres.

Une méthode qui tient

Trois principes suffisent. Diversifier largement, par zone géographique et par secteur, pour que la faillite d'une entreprise ne soit qu'une ligne parmi des centaines. Investir régulièrement, chaque mois, plutôt que d'attendre le bon moment. Et ne pas vendre pendant les baisses, qui sont le prix d'entrée du rendement de long terme.

Si tu veux malgré tout détenir quelques titres en direct, une règle de prudence largement partagée consiste à limiter cette poche à 10 ou 20 % de ton portefeuille, le reste étant indiciel.

Un cas chiffré

Un cas chiffré
  • 10 000 € placés sur un indice mondial à 7,5 % par an deviennent 41 000 € en vingt ans, dividendes réinvestis.
  • Les mêmes 10 000 € sur un Livret A à 1,70 % donnent 14 000 € : l'écart atteint 27 000 €.
  • Mais entre-temps, il aura fallu traverser sans vendre deux ou trois baisses de 30 % — c'est là que se joue la différence, pas dans le choix des titres.
Quiz

Teste ce que tu as retenu des actions

Cinq questions, correction immédiate. Aucune inscription, rien n'est enregistré.

Questions fréquentes

Combien rapportent les actions en moyenne ? De l'ordre de 7 à 8 % par an sur très longue période pour un portefeuille mondial diversifié, dividendes réinvestis. Cette moyenne masque des années très négatives.

Vaut-il mieux acheter des actions ou des ETF ? Des ETF dans la quasi-totalité des cas : ils diversifient instantanément et coûtent moins cher que la sélection de titres, qui fait statistiquement moins bien que l'indice.

Faut-il privilégier les actions à dividendes ? Pas particulièrement. Le dividende est retiré du cours au moment du détachement : ce qui compte est la performance globale, pas la façon dont elle est versée.

Suite du parcours
Les obligations

Le bon PEA se choisit sur les frais, pas sur la marque.

Comparer les courtiers PEA →

Ou directement chez notre partenaire Trade Republic — 0 € d'ordre en versement programmé, PEA et compte-titres. Bonus de 200 €* en actions

* Offre soumise à conditions, susceptible d'évoluer. Ce lien est un lien de parrainage : le site touche une commission si tu ouvres un compte, sans que cela change quoi que ce soit pour toi. Comment ce site se finance.