Le plafond du Livret A est de 22 950 €, hors intérêts capitalisés qui peuvent le dépasser. Une fois atteint, l'ordre logique est simple : d'abord le LDDS jusqu'à 12 000 €, puis le LEP si vous y avez droit, ensuite un fonds euros pour la sécurité, et enfin l'investissement pour tout ce dont vous n'aurez pas besoin avant huit ans.
Le LDDS rapporte exactement le même taux que le Livret A, 1,70 % net, avec un plafond de 12 000 €. Aucune raison de s'en priver : c'est le même produit sous un autre nom.
Le LEP rapporte 2,50 % net, soit près de 50 % de plus, mais il est soumis à condition de revenus. Un tiers des Français y ont droit et ne le savent pas — vérifiez, c'est le meilleur placement sans risque du marché.
Avant d'aller plus loin, posez-vous la vraie question : combien de mois de dépenses représentent vos livrets ? Trois à six mois suffisent. Au-delà, votre argent ne vous protège plus, il stagne.
Avec un Livret A plein et un LDDS plein, vous disposez de 34 950 € disponibles à tout moment. Pour la plupart des foyers, c'est bien au-delà du nécessaire.
Un livret à 1,70 % face à une inflation d'environ 2 % perd du pouvoir d'achat chaque année. L'écart paraît minime ; sur dix ans et 30 000 €, il représente environ 900 € de valeur réelle évaporée.
C'est le paradoxe du livret plein : il donne un sentiment de sécurité pendant qu'il s'érode lentement.
Pour de l'argent à deux ou trois ans — un fonds euros d'assurance-vie, autour de 2,65 % net en moyenne, disponible sous quelques jours.
Pour de l'argent à plus de huit ans — un PEA avec un ETF mondial. Après cinq ans, seuls les prélèvements sociaux s'appliquent, contre la flat tax entière ailleurs.
Pour un projet immobilier — laissez sur les livrets. Rien ne se place en bourse quand l'échéance est connue et proche.
Le Livret d'Épargne Populaire rapporte 2,50 % net, soit près de 50 % de plus que le Livret A, avec le même capital garanti et la même disponibilité. Son plafond est de 10 000 €.
Il est soumis à un plafond de revenu fiscal de référence, réévalué chaque année. Une part importante des foyers éligibles n'en détient pas, faute d'en connaître l'existence — c'est probablement le placement le plus sous-utilisé de France.
La vérification est automatique : votre banque interroge l'administration fiscale à l'ouverture, vous n'avez aucun justificatif à fournir. Si vous ne savez pas si vous y avez droit, demandez — la réponse est immédiate.
La règle usuelle est de trois à six mois de dépenses. Trois mois pour un salarié en contrat stable dans un couple à deux revenus ; six mois pour un indépendant, un intérimaire ou un revenu unique.
Comptez en dépenses, pas en revenus. Si vous vivez avec 2 000 € par mois, votre épargne de précaution se situe entre 6 000 et 12 000 € — pas entre 6 000 et 12 000 € de salaire brut, ce qui serait très différent.
Au-delà, chaque euro qui dort sur un livret perd du pouvoir d'achat. Un Livret A plein représente déjà plus d'un an de dépenses pour un foyer médian : c'est beaucoup plus que nécessaire.
Quel est le plafond du Livret A ? 22 950 € de versements pour un particulier. Les intérêts capitalisés peuvent porter le solde au-delà sans que ce soit un problème.
Que faire quand le Livret A est plein ? Remplir le LDDS jusqu'à 12 000 €, vérifier votre éligibilité au LEP, puis orienter le surplus vers un fonds euros pour le court terme ou un PEA pour le long terme.
Peut-on dépasser le plafond du Livret A ? Par versement, non. Mais les intérêts annuels s'ajoutent au solde même au-delà du plafond, et vous continuez à les percevoir.
Le LEP est-il vraiment plus intéressant ? Oui : 2,50 % net contre 1,70 %, sans impôt ni prélèvements sociaux. C'est le meilleur placement sans risque du marché, à condition de respecter le plafond de revenus.
Faut-il tout sortir du Livret A ? Non. Gardez l'équivalent de trois à six mois de dépenses comme épargne de précaution. C'est l'excédent au-delà qu'il faut faire travailler.
Qui a droit au LEP ? Les foyers dont le revenu fiscal de référence est sous un plafond réévalué chaque année. La banque vérifie automatiquement auprès de l'administration : aucun justificatif à fournir.
Combien faut-il garder en épargne de précaution ? Trois à six mois de dépenses — trois pour un salarié stable en couple, six pour un indépendant ou un revenu unique. Le calcul se fait sur les dépenses, jamais sur le salaire.
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