Rien ne bloque votre argent : une assurance-vie est disponible à tout moment. Un retrait avant huit ans ne ferme pas le contrat et ne fait pas perdre son antériorité. Il coûte simplement la flat tax de 30 % sur la part de gains retirée, contre un régime plus doux après huit ans. Et cet impôt ne porte que sur les gains, jamais sur le capital versé.
Beaucoup croient l'argent bloqué huit ans. C'est faux, et cette croyance dissuade des gens d'ouvrir un contrat alors qu'ils y auraient intérêt.
Un retrait — on parle de rachat partiel — se demande en ligne et prend quelques jours ouvrés. Le contrat continue de vivre, avec sa date d'ouverture inchangée.
Le seul effet d'un retrait avant huit ans est fiscal, et il est limité.
Seule la part de gains contenue dans le retrait est imposée, jamais le capital que vous avez versé. C'est une différence considérable.
L'assureur calcule cette part au prorata. Si votre contrat vaut 12 000 € pour 10 000 € versés, les gains représentent un sixième de la valeur. Sur un retrait de 3 000 €, la part imposable est donc de 500 €.
La flat tax de 30 % s'applique à ces 500 € : 150 € d'impôt pour 3 000 € récupérés. Soit 5 % du montant retiré, pas 30 %.
Après huit ans, un abattement annuel de 4 600 € s'applique sur les gains retirés — 9 200 € pour un couple soumis à imposition commune. En dessous de ce montant, aucun impôt sur le revenu.
Le taux tombe par ailleurs à 7,5 % au lieu de 12,8 % pour la part correspondant à des versements inférieurs à 150 000 €.
Les prélèvements sociaux de 17,2 %, eux, restent dus dans tous les cas. Ils sont d'ailleurs prélevés chaque année sur les fonds euros, indépendamment des retraits.
Certaines situations effacent l'impôt sur le revenu, quelle que soit l'ancienneté du contrat : licenciement, mise à la retraite anticipée, cessation d'activité non salariée après liquidation judiciaire, et invalidité de deuxième ou troisième catégorie.
L'exonération vaut pour le titulaire ou son conjoint, et s'applique aux rachats effectués jusqu'à la fin de l'année suivant l'événement.
Les prélèvements sociaux restent dus. Mais dans ces situations, l'économie d'impôt sur le revenu est réelle et rarement connue.
C'est l'inverse : ouvrez le plus tôt possible, même avec 500 €. Le compteur court depuis l'ouverture du contrat, pas depuis vos versements.
Un contrat ouvert aujourd'hui avec un montant symbolique sera fiscalement mûr dans huit ans, prêt à recevoir un capital important au moment où vous en aurez un.
C'est le conseil le plus rentable qu'on puisse donner sur ce produit, et il ne coûte presque rien.
L'argent est-il bloqué 8 ans sur une assurance-vie ? Non, jamais. Le contrat est disponible à tout moment. Les huit ans ne concernent que la fiscalité applicable aux gains retirés.
Combien coûte un retrait avant 8 ans ? 30 % sur la seule part de gains contenue dans le retrait. Sur un contrat de 12 000 € pour 10 000 € versés, retirer 3 000 € coûte environ 150 €, soit 5 % du montant.
Un retrait ferme-t-il le contrat ? Non, sauf si vous retirez la totalité. Un rachat partiel laisse le contrat ouvert avec sa date d'origine, donc son antériorité fiscale.
Quel est l'abattement après 8 ans ? 4 600 € de gains par an pour une personne seule, 9 200 € pour un couple soumis à imposition commune. En dessous, aucun impôt sur le revenu — les prélèvements sociaux restent dus.
Existe-t-il des cas d'exonération ? Oui : licenciement, mise à la retraite anticipée, invalidité de 2e ou 3e catégorie, cessation d'activité après liquidation judiciaire. L'impôt sur le revenu est alors effacé.
Faut-il attendre pour ouvrir une assurance-vie ? Surtout pas. Ouvrez avec 500 € dès maintenant : les huit ans courent depuis l'ouverture du contrat, pas depuis les versements.
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