Ce que l'État prélève sur tes placements, poste par poste, et les marges de manœuvre qui existent vraiment.
Entre deux épargnants qui placent la même somme sur les mêmes supports, l'écart de patrimoine au bout de vingt ans vient rarement du choix des fonds. Il vient de l'enveloppe utilisée, et donc de l'impôt payé en chemin.
Un gain de 10 000 € rapporte 6 860 € après flat tax sur un compte-titres, 8 140 € dans un PEA de plus de cinq ans, et souvent la totalité dans une assurance-vie de plus de huit ans sous l'abattement annuel. Aucun choix de support ne produit un écart comparable.
Le fait marquant de l'année est la hausse de la CSG sur les revenus du capital, de 9,2 % à 10,6 %. Les prélèvements sociaux passent à 18,6 % et la flat tax à 31,4 %.
Quatre catégories ont été exclues de cette hausse et restent à 17,2 % : l'assurance-vie, les PEL et CEL, les revenus fonciers et les plus-values immobilières. Le détail figure sur notre page consacrée aux prélèvements sociaux.
À l'inverse, plusieurs réformes annoncées pendant les débats parlementaires n'ont pas été retenues : ni la refonte du régime des plus-values immobilières, ni le remplacement de l'impôt sur la fortune immobilière par un impôt sur la fortune improductive.
Si tu investis en bourse, commence par la flat tax et les prélèvements sociaux : ce sont eux qui s'appliquent par défaut à chaque gain réalisé hors enveloppe.
Si tu détiens de l'immobilier, la page sur la plus-value immobilière est prioritaire : son régime d'abattements sur vingt-deux et trente ans change complètement l'arbitrage entre revendre et conserver.
Et chaque printemps, la page déclarer ses revenus de placement répond aux questions concrètes : ce qui arrive prérempli, ce qu'il reste à vérifier, et l'option annuelle pour le barème progressif.
Ces pages décrivent des règles générales, à jour de la loi de finances et de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026. Elles ne tiennent compte ni de ta situation familiale, ni de tes revenus, ni des dispositifs particuliers qui peuvent s'appliquer à un cas précis.
Pour une décision engageante — une cession importante, une donation, un montage en société — l'avis d'un professionnel reste indispensable. Le rôle de ces pages est de te permettre d'arriver à ce rendez-vous en sachant de quoi il est question.
La fiscalité de l'épargne ne se résume pas à un taux unique. Trois régimes coexistent, et savoir lequel s'applique change le rendement net de plusieurs points.
C'est pourquoi le choix de l'enveloppe pèse souvent plus que le choix du support : le même ETF rapporte deux résultats nets très différents selon l'endroit où il est logé.
Une stratégie fiscale efficace ne cherche pas à échapper à l'impôt mais à le décaler et à l'aplatir. Trois principes suffisent.
Remplir d'abord ce qui est exonéré : les livrets réglementés, puis les enveloppes à fiscalité douce. Éviter de déclencher l'impôt inutilement : chaque vente sur un compte-titres est un fait générateur, alors qu'un arbitrage dans un PEA ou une assurance-vie ne coûte rien. Utiliser les abattements chaque année plutôt que de retirer une grosse somme d'un coup après huit ans.
Le simulateur de flat tax chiffre l'écart entre le barème et le prélèvement forfaitaire selon ta tranche.
Faut-il choisir la flat tax ou le barème ? La flat tax à 31,4 % est avantageuse dès la tranche à 30 %. En dessous, l'option pour le barème progressif est souvent plus favorable, mais elle s'applique à l'ensemble des revenus de placement de l'année.
Les prélèvements sociaux ont-ils augmenté en 2026 ? Oui, de 17,2 à 18,6 % pour la plupart des placements. L'assurance-vie, le PEL, le CEL, les revenus fonciers et les plus-values immobilières restent à 17,2 %.
Que déclarer quand la banque a déjà prélevé ? Les montants sont préremplis, mais ils doivent être vérifiés. Le prélèvement forfaitaire opéré à la source n'est qu'un acompte : la régularisation intervient à la déclaration.
Le PEA est-il vraiment défiscalisé ? Non : après cinq ans, l'impôt sur le revenu disparaît mais les prélèvements sociaux de 18,6 % restent dus sur les gains.